A propos de l’article de la Meuse de ce 24 décembre 2011

Quand on m’a demandé d’analyser les sites internet perso des bourgmestres de l’arrondissement de Liège, j’ai d’abord soulevé deux questions : pourquoi moi ? et combien ? Non que je me sois soucié de la rétribution de cet exercice original et surprenant dont je me dis, après l’avoir pratiqué «bon sang, mais c’est bien sûr !»… selon la formule consacrée.

Un outil chronophage

Non, mais 7 bourgmestres sur 24, ce n’est pas énorme, franchement, sont-ce les plus méritants ? On pourra toujours dire que leur site à le mérite d’exister, avec un bémol : les pages facebook ou les formules pré-formatées des partis évitent à la plupart de créer leur propre site… forcément énergivore et chronophage s’il est tenu à jour de façon dynamique et comme le veut ce type d’outil.

Rappelons quand même les sites qui m’ont été présentés par Geoffrey Wolff, du journal La Meuse :

  • Isabelle Simonis
  • Daniel Bacquelaine
  • Marc Bolland
  • Fredéric Daerden
  • Philippe Dodrimont
  • Alain Mathot
  • Josly Piette

Surtout, ce qui est surprenant, c’est le manque d’interaction que proposent ces outils qui – bien utilisés – sont pourtant de nature à rapprocher le citoyen du politique. Il est vrai que les défouloirs que proposent les sites en ligne des médias ne sont pas des sources de motivations à se laisser aller à la libre circulation des propos de toutes sortes : la toile est aussi, parfois, une poubelle psychologique pour ceux qui ne se sentent pas entendus.

Le site d'Alain Mathot reprend la fiche du journal "La Meuse" le concernant.

Le site d'Alain Mathot reprend la fiche du journal "La Meuse" le concernant.

Une occasion manquée

Enfin, un site – et là, il y a quelques-un(e)s – qui ont fait l’effort, c’est aussi un espace où l’on peut être un peu plus pédagogique qu’entre deux rendez-vous de permanence sociale ou entre deux militants d’un meeting pour expliquer les choses… et dieu sait si notre système politique nécessite de la pédagogie.

Dernier point, mais pas neutre quand même : une femme ou un homme politique qui met en ligne son agenda permet  non seulement  aux citoyens de prendre connaissance de sa masse de travail, mais aussi de l’interpeller en temps utile ou d’attirer son attention sur certains points en relations avec ses démarches, quel que soit le mandat concerné.

Après retour vers le futur, en avant vers le passé ?

On ne l’a pas abordé dans cet article, mais rappelons quand même que Liège est candidate à recevoir l’exposition universelle 2017, avec comme thématique … la connectivité. Si ce beau projet a au moins le mérite de connecter tous les politiques, la démarche du Journal la Meuse montre qu’il y a du pain sur la planche pour que nos élus aillent dans le sens de la (dé)marche.

Si la présence personnelle des bourgmestres sur la toile ce n’est pas forcément le point auquel est le plus sensible le citoyen et l’usager publique, force est de constater que notre région a quelques longueurs de retard sur ce qui se fait aujourd’hui. Ne prenons que l’exemple de la disponibilité des parkings au coeur de Liège ou de Verviers qui est bien loin de bénéficier d’une signalétique connectée comme c’est le cas à Maastricht, pourtant si pratique en période d’affluence.

Bien penser l’avenir, c’est aussi combler les retards du passé, une analyse comparative de se qui se fait chez d’autres est donc souvent une bonne base de travail. Jamais un bon traitement ne repose sur un mauvais diagnostique.

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