Toutes les villes wallonnes sont frappées par le déclin de l’industrie traditionnelle. La sidérurgie a suivi d’autres entreprises lourdes disparues depuis longtemps.
Verviers fut, malheureusement, une des premières villes à être ainsi désinvestie et il ne reste comme témoignage de son glorieux passé que quelques maisons de maîtres, lieux-dits, bâtiments – chancres et anciennes machines exposées comme sculpture pour en témoigner.

En 5 ans, Verviers a perdu plus de 100 commerces ! Que restera-t-il à Verviers dans 5 autres années si la ville ne peut trouver d’autre voie d’évolution.

Trop décentralisée, «pompée» par des pôles qui ont plus d’attractivité industrielle, Verviers ne peut plus jouer cette carte.

Le secteur tertiaire, lui aussi désinvestit. Regardez Liège, les bâtiments vides laissés par les banques, par les centres régionaux de Belgacom, réduisant leurs activités et centralisant leurs services dans quelques points disséminés ça et là.

La dernière success-story à Verviers, c’est l’hôtel du même nom. Preuve, s’il en fallait, que l’attractivité de la Ville est encore présente par-delà les frontières… pour combien de temps encore.

L’hôtel… les verviétois l’ont oubliés – même certains de ses dirigeants – s’il y a eu un hôtel c’est, notamment, parce que l’outlet-mall a permis de réhabiliter un chancre.Tiens, un projet commercial… Certains n’y voient qu’un échec, c’est, justement, le début d’un nouveau départ, une attractivité qui joue sur la proximité transfrontalière et l’éloignement des grandes entités urbaines. Transformer ses défauts en atouts, voilà le pari.

Le constat est clair. Verviers doit donc être attractive, jouer sur les tableaux du tourisme et du commerce. A ce stade, la patience, les modifications répétées et successives du projet de la part du promoteur sont étonnantes. Qui, aujourd’hui, investirait un euro dans l’ex-cité lainière ?
Aucune autre issue n’est possible.

Pour le city mall à Verviers

Verviers, ville morte ce vendredi ?

D’ailleurs, les opposants au projet city-mall en proposent-ils d’autres ? Ont-ils investi, rénové,réhabilité les lépreuses façades de la rive droite de la Vesdre ? Ont-ils redynamisé la rue Spintay ? Sont-ils capables de réaffecter les anciens cinéma et la galerie Voos ? … juste s’opposer, casser, nier….

En 5 ans, Verviers a perdu plus de 100 commerces ! Que restera-t-il à Verviers dans 5 autres années si la ville ne peut trouver d’autre voie d’évolution.

Clairement, les proportions que prend le front du refus montrent aujourd’hui, par ses excès, qu’il s’agit maintenant d’une idée fixe, d’un but à atteindre coûte que coûte, d’une obsession. Pour finir, tout est bon, en ce compris le soutien d’une association qui se trouve à 66 kilomètres… du grand n’importe quoi !

La dernière fois qu’une telle opposition, aveugle, obtue, farouche s’est manifestée, c’est lors de l’implantation de la flotte logistique à Bierset

La dernière fois qu’une telle opposition, aveugle, obtue, farouche s’est manifestée, c’est lors de l’implantation de la flotte logistique à Bierset. Si, là, alors, il y avait de vraies nuisances, des gens déplacés, … il y reste aujourd’hui des emplois, certes trop peu qualifiés, mais à l’heure où la menace d’extinction des feux pèse sur ce qui fut jadis le moteur du bassin liégeois, voici des investissements qui se sont avérés bien utiles.

Les opposants à la revitalisation de Verviers feraient bien de regarder par-delà leur passe-temps destructeur et leur négativisme aveugle et forcené.

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