Je l’aimais bien moi, le délavé de Neverland, ce fumiste capable de chanter du nez qu’il n’avait pourtant plus, cet usurpateur qui parvenait à se faire appeler Bambi alors qu’il chantait les gangs, leurs bagarres, l’horreur, la mort sur des rifs rageurs et des tempos qui l’étaient tout autant.Parti comme il a vécu, dans le contrepied d’un Moonwalk, dans l’artifice excessif qui a teinté sa vie, trahi par un coeur qu’il a tant malmené, comme il a trompé celui de ceux qui l’acclamait.Reste son oeuvre, et là, rien à redire, si on oublie l’image et les messages qui y ont été attachés.

Emporté par tout ce que le monde peut faire de pire : hypermédiatisation, mercantilisme exacerbé, marchands du temple et médecins esthéticiens (peut-on les appeler comme ça au vu des résultats ?) peu scrupuleux, Michaël Jackson était déjà mort il y a quinze ans.
Ne restait qu’un être difforme, asexué, dont les gammes s’étaient perdues dans le mercantilisme à tout craint.
Il faut le revoir danser, sous son apparence humaine pour se rendre à l’évidence : Michaël Jacskon était là pour nous faire du bien, nous faire rêver, nous emporter gracieusement dans un pas de dance d’une légèreté de plume, comme sur cette vidéo.
La réalité a rejoint la fiction, tel un thriller, la fin est horrible : notre monde transforme des anges en démons.