« Si Cockerill fermait demain », ça nous avait valu un article dans « Le Soir »… Enfin, à José Happart à l’époque.

Manque de nuance.

A l’époque, c’était tendance, et même quelqu’un comme le regretté Guy Depas suivait le mouvement; Happart, c’était le poujadisme, le populisme personnifié. Mais proche du populisme, il y a le populaire, qualificatif que l’on adjoint parfois (souvent?) au bon sens.

Je me souviendrai toujours de ce 25 mars 1993 ou René Pron, le Patron des métallos liégeois avait « allumé » la section des « jeunes de Wallonie région d’Europe » pour ce « titre racoleur, gratuitement provocateur et, pour tout dire, insconscient« .

Avec mes 24 ans, j’avais pris dans la tronche la harangue du tribun métallo, dans la petite salle des Chiroux, lieu – il est vrai – de bien des éclats théâtraux.

Depas donc, n’avait pas noté dans son calepin que c’était des jeunes qui s’inquiétaient pour leur avenir qui organisaient cette conférence-débat.

« gouverner,c’est prévoir »-Emile de Girardin

Je ne sais plus si Libert Froidmont avait pu y participer, mais déjà, une députée européenne venait témoigner : la désindustrialisation était européenne. La France était, elle aussi, touchée. Roger Mené, pour l’UCM, Louis Smal, avaient été moins cinglants que René Piron.

L’Autruche était donc politiquement correcte…

Franchement la question ne se posait pas…ou ne pouvait pas être posée. En tout cas, pas avant qu’il ne soit trop tard, visiblement.

Près de 10 ans plus tard, elle se pose. D’un point de vue économique, d’un point de vue politique, 10 ans, c’est demain.

Guy Depas n’est plus là, René Piron non plus… paix à leurs cendres, et à celle de Cockerill … Cokerill-Cendres ?

A l’époque, ça ne se traduisait pas par « Arcelor-Mittal »

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