J’entamais il y a peu une série sur la durée de vie des « Yéyés », si les débutants de l’époque ont, pour beaucoup, marqué les mémoires, c’est surtout grâce une énorme popularité dans les années 60 et une longévité établie sur cette fondation des années d’insouciance.

C’est oublier un peu facilement que les stars d’hier étaient alors peu inspirées et qu’elles ont, pour la plupart d’entre-elles « simplement » été se servir dans le répertoire américain… ça aussi c’était à la mode.

Parmi ces stars, Richard Anthony est probablement celui qui a le mieux entretenu un répertoire somme toute assez peu étoffé. Chose plus remarquable, c’est qu’une de « ses » chansons a réellement connu une double vie de part et d’autre de l’atlantique. Tout en étant un classique du répertoire US, Richard Anthony l’a également inscrit dans le patrimoine de la chanson française…

La version originale, 500 Miles, est un vieux morceau folk traditionnel américain. La chanson originale est attribuée à la chanteuse Hedy West dans une version à la fois plus longue de trois couplets, plus minimaliste, plus rapide et psalmodiée, plus fidèle en un mot à la tradition et aux racines sudistes de cette chanteuse née en Georgie.

Qui connaît pourtant aujourd’hui Hedy West ?  Parmi les kilomètres d’interprétations suscitées par cette chanson aux US, la version est « remise au goût du jour par les Journeymen. Cette version est souvent donnée comme la version originale, elle n’est que la première enregistrée sur album (Capitole Records), en 1961, par les Journeymen (groupe à la vie relativement brève composé de John Phillips, Scott McKenzie and Dick Weissman).

C’est cette adaptation, éditée en 1961/ 1962 qui est interprétée, la même année, par Richard Anthony qui en fait un grand succès et par Hugues Aufray.

 

 

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