C’est comme ça que l’on crée un culte autour de la technologie et du design. Keynote après keynote, Steve Jobs s’est élevé au rang d’icône et, subséquemment, a positionné sa marque comme un des must be du secteur technologique innovant, véritable passerelle entre la high tech et le secteur de la grande consommation.Keynote chez apple

Chaque Keynote est pour les aficionados une grand-messe annoncée sans ordre du jour, pour laisser cogiter et spéculer les geeks fans de la marque, qui attendent chacune de ces sorties comme les membres de services clubs attendent le beaujolais nouveau.

Apple – avec son innovation qui impose une marche forcée au marché et aux consommateurs, en faisant à la fois évoluer la technologie mais aussi la dépendance et le consumérisme à tout craint – est un géant aux pieds d’argile.
Souvenons nous de la disparition de Steve Jobs – dont l’avion était pisté par ceux qui voulaient deviner la prochaine « révélation » du « gourou » – ou encore les produits lancés en « demi-teinte »- et oui, tous les produits d’Apple n’ont pas connu le succès de l’Ipad.

Mais un sujet tatillon pour la firme de Cupertino, c’est l’environnement et l’empreinte écologique de sa production. En 2011, quand, de tous les pays, la Presse a pointé la légèreté de la marque à la pomme et dénoncé ses agissements au travers de ses sous-traitants étrangers, la firme de Jobs a réagi presque violemment, et a rapidement changé son fusil d’épaule avec, à la clé, la mise en place d’une contre-communication… Façon Apple , la lumière, ça ébloui. Et la communication de façade, accompagnée de quelques aménagements de schémas de production a fait le reste.

Apple-environnement

Apple n’est pas encore un champion du développement durable

…Poudre aux yeux.

Et qu’on s’entende bien, je suis équipé « full Apple » et un utilisateur convaincu. Par ailleurs, je prends l’avion, mange de la viande et ne suis pas un taliban vert (donc, pas de caricature). Mais il faut savoir jusqu’où ne pas pousser le bouchon trop loin.
Lorsque, récemment, à l’achat d’un Iphone 5, je me suis aperçu que la prise de recharge était différente de celle des iPods et iPhones précédents, force m’a été de constater que Apple poussait le consumérisme à son paroxysme… En effet, avec ce changement de téléphone, s’imposent donc les changements des bornes, réveils, dock station, chargeurs, câblages à foutre au bac… autant d’atteintes à l’environnement.

J’ai eu une pensée pour ce commissaire européen qui avait fait le buzz en s’affichant les mains remplies de chargeurs en tout genre et en annonçant que cela allait cesser… Il y a des grandes puissances L'UE veut favoriser le développement durablequi n’ont pas besoin de raisons si justifiées qu’elles ne peuvent passer pour prétexte afin d’actionner la vanne du protectionnisme (mais à quoi bon puisque ça fait partie des nombreux produits qu’on ne fabrique plus chez nous). Et là, rien, comme les produits aux accus pas plus changeables….
A l’heure où la désindustrialisation de la vieille Europe pose problème à sa population qui, d’autre part est sollicitée pour combler les déficits publics, ça me fait penser au patron de la Sonaca qui, après avoir aligné une série d’exemples, pointait des européens bien naïfs là où d’autres protégeaient leur marché.
Je me suis aussi fait la promesse de pousser ce coup de gueule, parce que, si un jour je n’achète plus de l’Apple, ce sera probablement ce genre de politique qui me découragera d’encore mordre dans une pomme si peu verte…

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