Dans l’émission  » en cuisine » de ce samedi 11 août, sur vivacité, j’ai évoqué le jumelage de Waterloo … Un peu plus de précision ….

Régulièrement, la butte de Waterloo et ses plaines adjacentes, bien moins mornes qu’il n’y paraît, sont à nouveau envahies par des reconstitutions de la célèbre bataille. A cette occasion, de nombreux groupes étrangers viennent gonfler les rangs des spectateurs. Si, cette année, lors de la reconstitution des bivouacs napoléoniens, Arnaud, le fils de Patrick Poivre d’Arvor était présent en tenue de grognard, il y a , parmi les visiteurs de la butte, de nombreux japonais.

Par-delà le cliché qui veut que, justement, les habitants du pays du soleil levant soient fans de clichés, particulièrement pour ce qui concerne l’histoire de la vieille Europe, il y a quelque chose de bien plus particulier au travers de leur présence dans le brabant wallon.

En effet, Waterloo est jumelée avec Nagakute et ce depuis 2002. De nombreux échanges jalonnent ces jumelages et, notamment, ceux de jeunes, logés dans des familles d’accueil.

Ce n’est pas par exotisme ou envie de voyage que les autorités de ces deux villes se courtisent ainsi depuis près de 12 ans. Mais la petite cité de 33 000 âmes, située entre les deux grands pôles économiques que sont Tokyo et Osaka, a, elle aussi, une histoire liée à son champ de bataille.

Certes, il n’a pas le même renom que son désormais cousin belge. Il ne reste d’ailleurs plus aujourd’hui que 3 ha (contre 500 à Waterloo) de ce terrain qui vit mourir quelque 4.500 soldats en l’espace de deux heures le 6 avril 1584.

Autre particularité de Nagakuté : la ville abrite le Musée de la firme Toyota, qui reçoit quelques 430.000 visiteurs par an.

Ceci explique notamment qu’un pont reliant les quartiers Est et Ouest de la Ville Japonaise soit bordé d’un côté par la statue d’un Samouraï et de l’autre par celle d’un lion.

Enfin à Nagakuté aussi il arrive que le combat soit reconstitué.

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