On entend souvent les petits commerçants se plaindre de la concurrence effrénée d’internet. Certains pointent d’ailleurs l’avancée de la vente en ligne parmi les causes de la désertification commerciale des centres villes voire des petits villages.

C’est oublier parfois l’essentiel : se poser d’abord la question de l’attractivité de son magasin physique devrait être une priorité. J’ai déjà rencontré des commerçants qui se plaignaient de la concurrence d’internet mais dont le magasin n’avait pas été rafraîchi depuis le début des années 80. Les gens ont besoin de changement et il est clair qu’un site internet de vente en ligne s’y adapte rapidement. Un magasin physique doit tenir compte de cette évolution. en pratiquant, par exemple, plus souvent le remodeling.

Il faut ensuite relativiser la logique des prix et connaître les différences de prix pour des produits vendus en ligne – pour lesquels il faudra ajouter la livraison et son coût  – et comparer à ceux vendus en magasin. Ce dernier a encore des atouts : proximité, conseil, service … il faut miser sur tout critère de différenciation.

Pour beaucoup de consommateur, acheter en ligne est encore mieux quand il y a un contact « physique préalable à l’achat ». Un commerçant textile pourrait ainsi « héberger » dans son magasin un « corner » d’accessoires qui pourraient être commandés en ligne.

D’autre part, le commerçant peut aussi être en ligne tout en conservant son magasin physique. De cette manière, il augmentera sa visibilité, son accessibilité voire sa zone de chalandise. A lui de déterminer une politique de prix intelligente (vente en magasin/hors magasin), en intégrant le coût de livraison.

En la matière, c’est le commerçant qui choisi jusqu’où il pousse le curseur, on n’est pas dans une logique de tout ou rien.

Ainsi certains commerces ont débuté leur activité avec une vitrine sur e-bay, pour ensuite bâtir leur propre site d’E-commerce puis, finalement, en établissant leur show-room.

A contrario, des vendeurs en ligne on décidé d’établir des corners dans certains magasin ou de mettre en place des pop up store éphémère afin de créer le contact entre le produit et l’acheteur.

Quoi qu’il en soit, si vous êtes commerçants, mettre un pied dans l’e-commerce n’est pas renier votre ADN et ne vous engage pas à tourner le dos au contact avec votre clientèle et à votre magasin. Mais si vous voulez jouer sur cette gamme pour aller rechercher un peu de marge ou de marché que la vente en ligne vous aurait rognée, n’hésitez pas à vous faire accompagner.

Il n’est ainsi pas trop tard pour vous inscrire à une formation qui prend place à Liège dès le début janvier. Formation et coaching sont au programme que vous pourrez suivre en cliquant sur ce lien :

http://www.retis.be/formation-ecommerce/