Blue Monday  – encore un coup de marketing !

C’est en 2005 qu’apparaît cette notion de « blue monday », probablement faisait-il froid, sombre brumeux là où des marketeus ont « pondu » ce « concept » aussi pesant que le black friday, la fête des grands mères ou autres « moments incontournables » de l’année.

Sauf qu’ici, ce serait la Science qui aurait déterminé que nous sommes sensés être confrontés au jour le plus déprimant de l'année Cliquez pour tweeter – voici donc qui mettra du beaume au coeur des plus négativistes d’entre nous… les autres lundi devraient être moins tristes !

Faribole ! Si une « dépression saisonnière est indéniable« , selon les spécialistes, liée à un manque de luminosité, à une météo tristounette ou un stress d’après fêtes, le n’existe pas, comme le rappelle le chercheur en neurosciences Dean Burnett dans le Guardian. Cliff Arnall, l’auteur de l’équation du Blue Monday, a admis en 2010 qu’il n’y avait rien de scientifique derrière ce calcul, et qu’il avait été commandé par une société de publicité pour le compte de l’agence de voyage Sky Travel.

Et pour cause, chacun aura son lot de souci durant l’année, verra les bonnes résolutions éphémères d’après agapes s’envoler à des moments différents et reprendra le collier de la façon qui lui est propre. L’être humain n’est pas  – pas encore – géré par algorythmes, merci bien !

Pas besoin de « compenser » par des achats compulsifs, par une table de restaurant bien garnie, par une virée entre amis… un blues qui serait programmer. Je vous préconise de faire tout ça par plaisir et non par superstition. Du blue monday, retenons finalement ce tube intemporel de New-Order, au rythme beaucoup plus positif et entraînant !-)